Le patchwork est un art textile qui nécessite beaucoup de tissus, de beaux cotons, des tissus de récupération, retravaillés, teints, repeints.

On peut aussi intégrer des matériaux très divers, textiles ou non.

Il existe de nombreuses matières qui peuvent apporter de la transparence et de la lumière à votre œuvre : des tissus fins et délicats dont nous avons toutes entendu parler sans les connaître nécessairement.

Claude Fauque, dans son livre "les mots du textile" (éditions Belin), nous les présente :

  • acétate : matière artificielle du début du 20ème siècle proche de la soie artificielle ; de faible résistance, elle se déchire facilement mais est infroissable et d’entretien facile,
  • soie artificielle (ou rayonne) : à base de cellulose végétale, elle est plus lourde que la soie naturelle mais moins souple et sans son élasticité ; elle craint l’humidité et refuse d’être lavée et donc difficile à teindre ; elle s’enflamme facilement, mais mélangée à d’autres fibres, elle entre dans la fabrication des fibrannes, viscoses et acétates,
  • batiste : à l’origine, toile de lin fine, très blanche et très serrée ; il existe maintenant de la batiste de coton,
  • ramie : fibre d’ortie, elle est utilisée depuis des temps très anciens en Chine et remise au goût du jour, elle fournit des étoffes très fines,
  • gaze : tissu fin et léger de soie ou de coton,
  • mousseline : toile ou gaze très légère et transparente réalisée en fibres naturelles (laine, soie, coton) ou artificielles (viscose) et synthétiques,
  • organdi : mousseline de coton blanche très légère mais très apprêtée,
  • organza : voile de soie très fin, rigidifié et transparent mais rêche au toucher,
  • tarlatane : mousseline de coton très légère à faible densité de fils.                                                                                                                 

pojagi 300

Certains de ces tissus entrent dans la composition des pojagi, patchworks coréens doublés et matelassés servant par tradition à l’emballage d’objets fragiles, de paravents ou de nappes. 

Des pojagi, non matelassés, conservent leur transparence et sont utilisés en rideaux ou portières.

pojagi maryse

Lors de la J. A. du 24 novembre, Maryse Allard, notre invitée, nous en a parlé dans sa conférence et nous a initiés à leur réalisation.